Recettes açoréennes de ma famille

Recettes açoréennes écrites à la main dans le cahier de ma mère

Chez nous, les recettes ne se trouvaient pas toujours dans un livre. Elles se transmettaient surtout en regardant faire, en goûtant et en demandant : « Combien j’en mets? » La réponse était souvent la même : « Un peu de ça, un peu de ci… »

Une cuisine açoréenne aux multiples traditions

Même si les Açores font partie du Portugal, la cuisine açoréenne possède une identité bien à elle, façonnée par l’histoire des îles, leur isolement, les produits disponibles et les traditions transmises au fil des générations.

Et il n’existe pas une seule façon de cuisiner aux Açores. Les recettes changent d’une île à l’autre, parfois même d’un village ou d’une famille à l’autre. Un plat préparé à São Miguel peut être très différent de celui que l’on retrouve à Terceira, à Pico ou à Flores. Même dans une seule famille, les variantes sont nombreuses.

Aujourd’hui, on retrouve beaucoup de recettes açoréennes sur le Web et les réseaux sociaux, souvent en portugais ou en anglais. Mais elles sont aussi très souvent présentées simplement comme des « recettes portugaises ». Certains plats portent effectivement le même nom ou ressemblent à ceux du Portugal continental, mais leur préparation, leurs ingrédients et leurs saveurs peuvent être bien différents.

Avec la diaspora, ces recettes ont aussi voyagé. Les Açoréens et leurs descendants les ont adaptées aux ingrédients disponibles au Canada, aux États-Unis et ailleurs. Elles ont évolué avec les familles, les générations et les endroits où elles se sont installées. Et c’est correct. Pour moi, ces adaptations font aussi partie de notre histoire.

Préserver les recettes de ma famille

Avec Barefootwrites, mon objectif n’est pas de prétendre détenir la véritable recette açoréenne ni de décider quelle version est la bonne. J’ai plutôt envie de préserver le plus fidèlement possible celles qui m’ont été transmises et de faire ressortir certaines recettes plus anciennes, parfois moins connues aujourd’hui, que cuisinaient mes grands-mères et que ma mère prépare encore.

Il m’arrive souvent de lui dire : « C’est bon ça, maman. Comment tu le fais? » Et sa réponse ressemble généralement à : « Je mets un peu de ça, un peu de ci. Ta grand-mère paternelle le faisait comme ça, mais ma mère, elle, le faisait comme ça… »

Alors, je note. Je mesure. Je pose des questions. J’essaie de transformer ces « un peu de ça » en recettes que l’on pourra refaire et, surtout, transmettre à notre tour.

C’est un peu mon rêve avec cette section de Barefootwrites : immortaliser les saveurs et les recettes d’avant pour qu’elles ne se perdent pas. Des recettes souvent très simples, préparées avec peu d’ingrédients, mais qui racontent une famille, une île, une époque et une façon de vivre.

Et surtout, des recettes qui sont encore vraiment délicieuses aujourd’hui.

Mes recettes açoréennes